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mercredi 8 juillet 2009

KWANZAA



Qu’est-ce que Kwanzaa ?

Kwanzaa tire son essence de la notion de famille ainsi que de la culture et la sagesse Africaine.

La célébration annuelle de Kwanzaa a pour but de réaffirmer les liens indestructibles entre l’Afrique et toute sa diaspora à travers le monde.

D’où vient le mot Kwanzaa ? Kwanzaa est un mot de la langue Swahili qui signifie « premiers fruits ».

Sur quoi est basée cette fête ? Kwanzaa se réfère à ces fêtes agricoles qui suivent communément les récoltes, et donnent lieu aux réunions de famille, au souvenir des ancêtres, à l’expression de notre culture traditionnelle de base.

Sur quoi s’appuie Kwanzaa ? Kwanzaa est centré autour de 7 Principes fondamentaux appelés en Swahili, Nguzo Saba ; ces principes sont :

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- Umoja (Unité) : Ce principe nous invite à Créer et maintenir l’unité au sein de la famille, de la communauté, de la Nation.

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- Kujichagulia (Auto-détermination) : Ce principe est essentiel ; il s’agit pour nous d’ Avoir la volonté et surtout le courage de se définir par nous-mêmes, créer et parler par nous-mêmes, décider de ce qui est bon ou mauvais pour nous-mêmes par nous-mêmes et ne pas laisser aux autres l’opportunité, même la plus désintéressée, le faire à notre place.

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- Ujima (Travail collectif et Responsabilité) : Nous devons Apprendre à construire et à maintenir notre communauté soudée ; se soucier des problèmes de nos frères et de nos sœurs pour les aider à les résoudre.

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- Ujamaa (Coopération économique) : Ce principe est fondamental car nous devons Construire et faire fructifier nos entreprises, nos commerces et nos affaires ensembles ; utiliser notre force économique collective pour le bénéfice de la communauté toute entière.

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- Nia (But) : Préserver l’héritage de nos ancêtres. Le but nous appelle tous et toutes à découvrir notre mission dans la vie et comment cette mission sera profitable à toute la communauté.

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- Kuumba (Créativité) : Utiliser nos talents individuels, notre génie, notre imagination et notre créativité pour construire l’harmonie, la beauté et des richesses dans nos communautés.

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- Imani (Foi) : Avoir confiance en nous-mêmes, en nos familles, en nos ancêtres et en nos communautés en dépit de toutes les adversités, en dépit de tous les obstacles et croire en notre réussite, notre prospérité et la justesse de notre lutte.

Quels sont les symboles de Kwanzaa ?

Comme toute célébration, Kwanzaa a également ses symboles :

La coupe de l’Unité (Kikombe cha Umoja)

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Une natte de paille végétale (Mkeka)

Un bougeoir à 7 branches (en bois ou en métal) (Kinara)

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Les 7 bougies (Mishumaa Saba

Epis de maïs (Muhindi)

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Les présents (Zawadi)

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Le drapeau (Bendera)

Drapeau du nationalisme Noir, ses couleurs sont le Rouge, le Noir et le Vert. Le Jaune peut compléter ces trois couleurs et symboblise l’Or et la Richesse.

Symboles complémentaires :

- Des statues en bois ou éventuellement d’autres objets représentant l’art et la créativité africaine.

- Quelques livres qui comptent pour nous et qui symbolisent notre engagement à apprendre et notre attachement à notre héritage.

omment et où est née la fête Kwanzaa ?

La célébration de Kwanzaa fut « élaborée » en 1966 par le professeur africain-américain Maulana Karenga. Il militait avec bien d’autres africains-américains pour la reconnaissance des droits civiques des Noirs dans les années 1960.

La lutte fut dure pour tous les Noirs à travers le monde ; Karenga décida de faire quelque chose pour promouvoir et réaffirmer les liens entre les Noirs d’Amérique et d’Afrique.

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C’est dans ce contexte du mouvement de lutte pour la liberté et la dignité des Noirs aux USA qu’il crée cette célébration, un concept conçu par les Noirs, qui parle aux Noirs comme à un peuple uni et fort, qui réaffirme les racines africaines de toutes les communautés Noires dans le monde.

KWANZAA

mardi 7 juillet 2009

Mariage : "Le Grand Mariage" chez les mahorais



Chaque année, dès le début du mois de juin, on entend parler partout à Mayotte du «Grand Mariage» (ou «Haroussi») , une fête exceptionnelle d’une durée d’une semaine qui, en plus de sceller – une deuxième fois- l’union d’un couple, est l’occasion pour les familles concernées et particulièrement celle du mari de montrer à tout le village, sinon à toute l’île, sa richesse

Une «deuxième fois» parce que ce couple s’est d’abord - et souvent plusieurs années avant qu’il puisse réunir l’argent pour célébrer cette fête – marié sans faste devant le «cadi», juge et dépositaire du droit coranique. On peut assimiler cet acte à notre mariage civil métropolitain.

De la réussite de cet événement majeur, qui dure une semaine durant laquelle des dizaines de personnes (famille, amis et habitants du village du marié) sont invitées tous les jours à festoyer, dépend l’image même des familles concernées.

Les dépenses engagées sont exorbitantes : plus le mariage est coûteux, plus les familles qui le fêtent sont couvertes d’honneur !

Heureusement, la plupart du temps, les mères des deux familles appartiennent à des «Shamas», associations de femmes qui se mobilisent à cette occasion pour apporter à chaque famille l’aide logistique et financière nécessaire (voir encadré). Mais de plus en plus de voix, au sein même de la communauté sunnite, s’élèvent pour critiquer ces dépenses qui endettent souvent les familles pour des années !
Traditionnellement, un Grand Mariage se célèbre une seule fois, aussi bien pour l’homme que pour la femme.
L’accomplissement de cette cérémonie permet à l’homme de passer du statut de «fils» à celui de «père» et d’accéder ainsi à une position sociale qui lui permet de participer avec les autres hommes aux débats nécessitant des prises de décisions concernant l’ensemble de la communauté.

Les grandes phases de cette semaine de festivités

Nous ne pouvons ici raconter en détails toutes les phases de cette semaine de festivités. En voici les principales :

L’attente de la mariée

Durant huit jours, la mariée est dans la maison que lui a construite sa famille ou que lui a cédée sa mère, dans sa chambre, sur son lit (souvent à baldaquins), maquillée et habillée le plus fastueusement possible. Elle reçoit la visite des invités et n’a en aucun cas le droit de mettre le nez dehors !

La réunion des hommes

La première des festivités du « Grand mariage » est le Madjilisi, réunion exclusivement réservée aux hommes qui chantent des mélodies religieuses évoquant la vie du prophète.

La marche nuptiale

Le «M’chogoro» - ou marche nuptiale - est l’une des festivités majeures du « Grand Mariage » et celle que vous, voyageur, pourrez admirer car elle se déroule aux yeux de tous, dans les rues des villages. Il s’agit d’accompagner – très lentement ! - le marié chez sa femme qui l’attend, toujours sur son lit. Un cortège d’hommes et de femmes. Le cortège d’hommes est positionné devant le marié encadré par ses « témoins », lui ouvrant le chemin en chantant et dansant. Entêtant et lancinant ! Le marié et ses deux amis (ou frère et père) sont parés d’habits somptueux qui rappellent l’élégance des sultans. Protégés sous des ombrelles, rafraîchis par des éventails que trois femmes agitent devant eux en marchant à reculons, ils ont souvent une cigarette à la bouche, non allumée. «Un signe de puissanceou juste de la frime, suivant les cas» me dit-on. Les femmes, membres du Shama, forment derrière ce cortège un groupe qui chante et danse le M’biou.
Parmi elles, deux ou trois femmes choisies dans le Shama exhibent à bout de bras les parures de bijoux de la mariée et la dot dans une petite valise.

L’arrivée chez la mariée et le festin

Après une courte prière de l’Imam au seuil de la porte, le marié pénètre dans sa nouvelle maison et rejoint son épouse dans sa chambre. Des cris de joie ponctuent cette étape.
Dans la cour de la maison, des nattes ont été étendues sur le sol. Dans un coin sont entassés tous les cadeaux en appareils ménagers offerts par le mari à sa femme – sans papier-cadeau pour que tout le monde puisse voir précisément leur contenu ! Du vulgaire balai à la télé à écran plat ! Des femmes appartenant au Shama arrivent de toutes parts avec d’immenses marmites, plats, coupes de fruits. Un notable ou le cadi prend la parole pour évoquer la généalogie des deux familles et annoncer la dot.
Puis c’est le festin, ponctué de chants et de danses, qui se terminera très tard dans la nuit.

Ces réjouissances clôturent les festivités nuptiales !


Laurence de Susanne - IleMayotte.com